🚫 Nouvelles restrictions pour le télétravail au service client 🏠

Contexte

Le 19 mars 2026, une communication a été faite par la direction auprès du service client (qui comprend le pôle assistance, le pôle référent technique, et le pôle exclusive).

Celle-ci informe qu’un “test sur le mois d’avril” aura lieu. Ainsi, “les jours de télétravail ne pourront plus être posés sur deux journées consécutives”. De plus, les jours de télétravail devront être répartis afin de toujours avoir un minimum de personnes en présentiel.

Les justifications

L’objectif général annoncé est de “trouver un meilleur équilibre entre télétravail et présence au bureau” dans une “logique d’amélioration continue de notre organisation”.
→ Pour celles et ceux qui ne parleraient pas le bullshit corpo (suggestion d’amélioration pour Duolingo), cela peut se traduire par “on va prendre le bon côté de l’équilibre et vous laisser le mauvais”. Il s’agit d’une régression.

Dans le détail, cette mesure permettrait de :

  • “maintenir une bonne dynamique d’équipe”
    → Bien vu, mettre tout le monde en rogne, ça rapproche.

  • “favoriser les échanges rapides et l’entraide”
    → Plus rapides que la fibre optique ? L’intérêt est très limité comparé au désagrément.

  • “éviter des journées avec des bureaux vides ou trop peu occupés”
    → Alors évitons les journées avec des bureaux pleins comme le mercredi où la présence est obligatoire pour assister à la réunion hebdomadaire du service. Imposer un jour de présentiel va mécaniquement répartir le télétravail sur 4 jours au lieu de 5. Il faut savoir ce que l’on veut.

  • “assurer une présence managériale continue pour accompagner les équipes au quotidien”
    → Pour ça nous avons la solution : un N+1 en TT le lundi/jeudi, un N+2 en TT le mardi/vendredi, et voilà, pas besoin d’embêter les équipes. Merci pour votre dévouement.

TT où ? Pas là ! 🎵

Mais rassurez-vous, “le télétravail reste bien entendu en place”, comme s’il s’agissait d’une évidence. Et après tout, “nous avons la chance au service client de bénéficier de ces deux jours” contrairement à d’autres services, alors arrêtez de râler bande de syndicalistes !

Pourtant en parallèle, la menace de passer à 1 jour de télétravail au lieu de 2 plane bel et bien et est explicitement mentionnée.

Ces 2 jours de télétravail ne semblent donc plus être un acquis, mais un privilège que la direction pourrait vous retirer à tout moment, et elle le fait savoir.

Drôle de technique

Alors que le service client peine à fidéliser les nouvelles recrues, voilà qu’on met également des bâtons dans les roues de celles et ceux qui restent et maintiennent le navire à flot.

Peut-être que si la fourchette haute de la rémunération brute annuelle au pôle assistance (visible sur l’offre d’emploi) avait davantage augmenté que 1 000 € en plus de 2 ans (de quoi simplement couvrir l’inflation), il y aurait plus de monde au bureau 🤔

Pas touche à mes TT !

Nous invitons sérieusement la direction à revoir sa copie. Nous pensons que les choses ne vont pas dans le bon sens. Cette “amélioration” ne fera que détériorer les conditions de travail, et augmenter les risques psychosociaux. Cela se traduira donc par un turnover (encore) plus important et une augmentation des arrêts de travail.

À ce sujet, grâce à la convention collective1 dont nous dépendons, si un jour un médecin décide de vous placer en arrêt de travail (ce que nous ne vous souhaitons pas), et que vous avez au moins 1 an d’ancienneté, alors il n’y a plus de jours de carences.

Sachez également que vous avez droit à un quota (sur 12 mois glissants) de jours d’arrêt (consécutifs ou non) pendants lesquels le salaire est maintenu par l’employeur :

  • ETAM (1 à 5 ans d’ancienneté) : 100 % pendant 30 jours (puis 80 % pendant 60 jours)
  • ETAM (au moins 5 ans d’ancienneté) : 100 % pendant 60 jours (puis 80 % pendant 30 jours)
  • Ingénieurs et cadres (1 an d’ancienneté) : 100 % pendant 90 jours

(La part employeur des titres-restaurants ainsi que les indemnités télétravail ne seront pas couverts, soit une perte d’environ 120 € par mois d’arrêt.)

Nous encourageons également quiconque serait témoin d’une tentative de recul des droits à ne pas rester passif·ve, sous peine d’envoyer un signal de toute puissance à la direction et de voir ses droits se dégrader petit à petit. Ensemble, nous sommes plus forts.


N’hésitez pas à nous contacter pour nous faire part d’une situation ou si vous avez la moindre question.

Sources

  1. legifrance.gouv.fr